lundi 23 février 2015

Jérémy, mon ami de fac


Je ne peux pas évoquer mes années d’étudiant à la fac sans parler de Jérémy, un rouquin qui suivait les mêmes cours que moi.  Au début, je ne l’avais pas remarqué. Il se fondait très discrètement dans la masse et je n’aurais sans doute jamais fait attention à lui s’il n’était pas venu s’installer à côté de moi dans les auditoires au début du deuxième quadrimestre...


Jérémy était du genre timide, n’intervenant jamais, parlant peu, répondant par monosyllabes, rougissant quand on s’adressait à lui et bafouillant quand il devait prendre la parole. Renfermé sur lui-même, il semblait avoir peur de tout le monde et était en permanence sur la défensive. Cela ne nous a pas empêché de faire connaissance puis de sympathiser. Il n’a pas fallu longtemps pour qu’il se sente en confiance avec moi et que je découvre un garçon particulièrement intelligent, perspicace, doué à la fois d’un esprit d’analyse et de synthèse, maniant l’humour avec subtilité, bref un garçon qui aurait pu briller en société s’il n’avait pas eu sa timidité maladive.

Pour réservé qu’il était avec les autres, il était à l’aise avec moi et se montrait même parfois très volubile. J’ai ainsi découvert un garçon extrêmement gentil, doux, attentionné, toujours prêt à rendre service et très accommodant. Toutefois, il était très pudique, discret sur sa vie intime. Signe de sa timidité intrinsèque, il avait le regard fuyant. Je le voyais parfois me regarder du coin de l’œil et rougissait quand il s’apercevait que je le regardais.

Nous sommes rapidement devenus de très bons amis, inséparables à la fac. Nos rapports étaient essentiellement centrés sur les études. Nous étions assez complémentaires, nous révisions les cours ensemble, nous confrontions nos notes, je complétais les miennes à partir des siennes et réciproquement, il soulevait des questions pertinentes et c’est moi qui les posais aux profs. Nous travaillions la plupart du temps sur le campus, mais il venait aussi occasionnellement dans ma chambre d’étudiant quand nous devions travailler plus tard dans la soirée. Je n’allais jamais chez lui car il habitait en banlieue avec ses parents et il fallait compter une heure de bus pour aller jusque-là. Quand il venait chez moi, il semblait mal à l’aise, particulièrement distrait et quelque peu lunatique.

Contrairement à ce qu’imaginaient certains étudiants qui nous voyaient toujours ensemble, il n’y avait rien de sexuel entre Jérémy et moi. Quelques-uns y faisaient pourtant allusion ouvertement ; cela me faisait rire et j’abondais dans leur sens en donnant des détails croustillants sur nos supposées relations sexuelles. Par contre, Jérémy ne riait pas du tout, il rougissait comme s’il était coupable de ce dont on l’accusait et, dès que nous nous retrouvions seuls, il me reprochait de n’avoir pas démenti les ragots et d’avoir au contraire suggéré des détails aussi scabreux. En réalité, je me foutais complètement de ce qu’on pouvait dire ou penser de nous. A cette époque, je connaissais déjà Marc et n’avais aucune raison d’être amoureux d’un autre que lui. J’étais loin d’imaginer que Jérémy pouvait être amoureux de moi. Bizarrement, j’étais capable de deviner immédiatement le désir dans le regard d’un homme mature mais je n’arrivais pas à le voir dans les attitudes d’un garçon de mon âge avec qui je passais le plus clair de mon temps. A vrai dire, je n’y pensais même pas.

 C’est en juin que j’ai dû me rendre à l’évidence. Nous avions quelques jours de libres pour préparer les examens. Jérémy m’a invité chez lui pour réviser les cours. Ca n’avait que des avantages : nous allions nous stimuler mutuellement, il y avait un grand espace vert pour la détente, il ne fallait s’occuper de rien puisque ses parents étaient là pour assurer l’intendance. J’ai accepté sans hésiter ; cela me semblait normal  vu que nous avions travaillé ensemble pendant tout le quadrimestre. Nous avons quitté le campus en fin d’après-midi et pris le bus en direction de chez lui, dans un quartier résidentiel calme et aéré. Il m’a présenté à ses parents, nous avons discuté un peu avec eux, surtout avec le père car la mère préparait le repas. Après le dîner, nous sommes montés dans sa chambre pour que j’y dépose mon sac. C’était une belle grande chambre, lumineuse avec une grande fenêtre donnant sur le jardin ; tout y était propre et parfaitement rangé, au contraire de ma chambre d’étudiant qui était un véritable capharnaüm.  Pas de poster aux murs mais des aide-mémoires correspondant à nos cours affichés devant le bureau. Il n’y avait qu’un seul lit mais suffisamment grand pour qu’on puisse y dormir à deux sans se gêner mutuellement. Il ne m’avait pas prévenu que je devrais partager sa couche mais ça ne me dérangeait pas du tout. Cela aurait sans doute dû me mettre la puce à l’oreille, mais à ce moment-là, je ne me doutais encore de rien. Il m’a montré où était la salle de bain et quelles étaient les serviettes qui m’étaient réservées. Après cela, nous sommes descendus pour prendre l’air et nous détendre dans le jardin, tout en discutant de nos cours. Vers 21 heures trente, nous sommes remontés pour faire notre toilette et nous mettre au lit de manière à être en forme tôt le matin. Il m’a laissé prendre ma douche en premier ; ensuite il y est allé pendant que je me mettais au lit. N’ayant pas pris de pyjama, je me suis couché nu comme j’en avais l’habitude chez moi. Il est revenu de la salle de bain comme il y était parti : en slip. Il ne l’a pas enlevé pour entrer dans le lit. Il a éteint la lumière, m’a souhaité une bonne nuit, puis a commencé à parler en me racontant sa vie comme il ne l’avait jamais fait. Ce qu’il aimait, ce qu’il n’aimait pas, ce qui lui faisait peur et ce qui el rassurait, en une demi-heure, j’en ai appris plus sur lui qu’en quatre mois. Finalement, il se retourne vers moi en me disant qu’il y a quelque chose d’important qu’il voudrait mais n’ose pas me dire depuis longtemps, il a peur de perdre mon amitié en me le disant, mais ça le ronge de plus en plus de ne pas me l’avouer. Je lui réponds que je tiens moi aussi beaucoup à notre amitié, que notre collaboration fonctionne plutôt bien, que je ne tiens pas à m’en passer et qu’il peut donc me parler en toute confiance. Il se rapproche de moi et dit en baissant la voix :
- Je suis amoureux
- Ah oui ? C’est ça que tu n’osais pas me dire ? Il n’y a aucune honte à être amoureux. Je ne vois pas pourquoi tu n’osais pas me le dire. Tu avais peur que je sois jaloux ?
- Mais non ! Tu ne comprends pas ?
- Je ne vois pas ce qu’il y a à comprendre. C’est bien d’être amoureux. Non ? C’est un amour impossible ?
- Euh… je ne sais pas. Tu es amoureux toi ?
- Je ne sais pas trop… peut-être… c’est compliqué, j’essaie de ne pas me prendre la tête avec ça pour le moment.
- Tu ne sais pas si celui que tu aimes t’aime aussi ? c’est ça ?
- Pourquoi tu dis « celui » ?
- Je ne sais pas… comme ça… c’est une fille ?
- Non, c’est un homme.
- Tu vois que c’est compliqué. Moi aussi.
- Quoi, toi aussi ?
- Moi aussi, c’est un homme.
- Nous sommes donc homo tous les deux. Voilà donc pourquoi on s’entend si bien. Et c’est qui toi ? Je le connais ?
- Plutôt oui !
Il se couche sur moi, m’embrasse chastement et me dit :
- C’est toi !
- Moi ????

Je suis désarçonné par cette révélation à laquelle je ne m’attendais pas. Je ne sais comment réagir ? Lui dire que je ne l’aime pas comme il le voudrait, que j’en aime un autre ? J’ai un instant d’hésitation. Je me dis que ce n’est pas le moment de le décevoir, que cela pourrait mettre en péril notre amitié et les projets que nous avons pour la préparation des examens. Je lui rends son bisous, mais mon baisé est un peu moins chaste que le sien, je le prends dans mes bras et le serre contre moi :
- Je ne m’attendais pas du tout à ça. J’ai moi aussi une révélation à te faire mais j’ai peur de te faire mal. Pour moi, c’est beaucoup plus compliqué que ça. Je t’aime beaucoup mais…
- Tu en aimes un autre ?
- Non, ce n’est pas ça que je voulais dire. Je te l’ai dit, c’est compliqué… je ne suis plus vierge ni puceau.
- Moi si, tu es le premier pour qui je ressens des sentiments aussi forts, à en devenir fou. Je m’en fous si je ne suis pas le premier pour toi. Je t’aime à la folie, je ne peux pas vivre sans toi et je suis prêt à t’aimer comme tu es et peu importe ce que tu as fait avant.
- Ni avec qui ?
- Oui, je m’en fous de savoir avec qui.
- Il faut quand même que je te dise que je ne suis pas un cadeau.
- Je connais ton caractère, je sais que tu n’es pas toujours facile à vivre, mais je t’aime.
- Le problème, c’est que je suis attiré par… comment te dire ça… je crois que je vais te choquer…
- Dis toujours, je peux tout accepter de toi, sauf que tu te foutes de moi. Je ne pourrais pas supporter que tu joues avec mes sentiments.
- Et bien voilà, je suis attiré par les vieux.
- Par les vieux ? Ce n’est pas possible ça.
- Pourquoi pas ? Ils sont très expérimentés. Tu sais, j’aime beaucoup le sexe et à ce niveau-là c’est le top avec eux. Ils savent y faire.
- C’est sûr que je n’ai pas la même expérience qu’eux. C’est simple, je n’ai aucune expérience mais je ne demande qu’à apprendre. Si je comprends bien, tu les aimes pour leur expérience sexuelle ?
- Oui, tout à fait.
- Ce n’est pas vraiment sentimental, alors ?
- Non. J’aime le sexe pour le plaisir que ça procure, c’est tout.
- Pour moi, ce n’est pas du tout comme ça. Ce que je ressens pour toi, ce sont des sentiments très forts, le besoin d’être avec toi, de me sentir bien dans tes bras comme on est là maintenant et c’est cela qui me fait bander et qui me donne envie de sexe avec toi.
- Je ne sais pas si je pourrais être à la hauteur de l’amour que tu as pour moi. C’est vrai que je t’aime beaucoup, que je me sens bien aussi avec toi, que notre étreinte et les petits bisous que nous nous donnons me font aussi bander et me donne envie de baiser avec toi. Mais, j’ai bien peur de ne pas pouvoir t’aimer comme tu m’aimes et que cela te rende malheureux.
- Mais non ! Je suis sûr que je ne serais jamais malheureux avec toi.
- Et si un jour je te dis que j’ai envie de baiser avec un vieux ou de faire une partouze ?
- Faire une partouze ? Tu as envie de partouzer ?
- Oui, j’aime bien ça.
- Si ça peut te rendre heureux, je veux bien le faire avec toi.

Sa fougue amoureuse me fait peur mais, les besoins sexuels étant ce qu’ils sont et comme à cause des examens mes rencontres avec Marc sont très espacées, je me laisse aller à mes pulsions. Je fais voler la couette qui nous recouvre, enlève son slip, caresse et lèche son corps de la tête aux pieds et des pieds au sexe en terminant par une bonne fellation comme j’ai appris à en faire avec mes vieux. Il se laisse faire très passivement. Après l’avoir fait jouir, je me couche à côté de lui et l’embrasse. Il reste immobile, sans rien dire. Comprenant que je ne dois pas compter sur lui pour me faire jouir, je prends ma bite en main et me masturbe. Pour m’encourager, il me caresse malhabilement le torse et m’embrasse, je me retourne vers lui et termine en jouissant sur sa cuisse. Il me prend dans ses bras, se colle contre moi et me dit tout simplement :
- Merci.


Si vous aussi vous souhaitez nous faire quelques confidences sur vos relations avec des hommes beaucoup plus âgés ou plus jeunes que vous, vous pouvez envoyer le récit à zobadada@gmail.com afin que je le diffuse sur le blog.


Bonne semaine à tous !

14 commentaires:

  1. Bonjour Dada , merci pour ce superbe récit qui illumine mon début de semaine fort chargé ...

    Belle journée et agréable semaine - Bisous

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    1. Bonjour Melvin,

      Je suis très heureux d'illuminer ton début de semaine. Ce n'est pas humain de devoir travailler comme tu le fais. Espérons que l'épidémie de grippe s'en aille rapidement pour que tu aies de nouveau le temps de te reposer et que tu puisses enfin prendre des jours de récupération.

      Bonne journée - Bonne semaine - Bisous.

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  2. toujours un ravissement de venir te lire et regarder tes images "revitalisantes" ;-)
    belle semaine mon ami
    Christian

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    1. Bonjour Christian,

      Je suis heureux de te ravir par mes récits et de te revitaliser avec les images :)

      Bonne semaine à toi - Bisous.

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  3. Bonjour Mister Damien!

    C'est un nouveau très beau récit que tu nous offres en ce début de semaine!

    Je te souhaite une belle et bonne journée ainsi que pour toutes celles qui composeront ta semaine!

    Bisous

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    1. Bonjour Mister !

      Merci d'avoir aimé ce récit.

      A mon tour, je te souhaite une bonne journée et une agréable semaine.

      Bisous.

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  4. Très interessant!!! Magnifiques les images, surtout la première, que j'ai te volé! j'aime les hommes roux!
    Evidemment je serais curieux de essayer le jus blond-roux!
    bonne semaine mon Damien!

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    1. Bonjour Xersex,

      Il n'y a pas de vol entre amis. Les photos que je publie pour illustrer mes articles circulent librement sur le Net et je n'ai aucun droit dessus. Tu n'as jamais eu l'occasion de rencontrer un vrai roux dans la vraie vie ? C'est une lacune qu'il faudrait combler, peut-être en allant à Venise car le blond vénitien est un peu roux :)

      Bonne semaine - Bisous.

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    2. il y a des roux dans mon sex club. Des fois, je suce la bite d'un très mignon! il en est si heureux! mais moi je ne suis reussi jamais à essayer son lait!!!

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    3. Je ne comprends pas pourquoi tu n'as jamais réussi à boire son lait. Il ne veut pas éjaculer dans ta bouche ?

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    4. Je lui ai fait une pipe magnifique, lui donnant beaucoup de plaisir, mais il ne voulais pas jouir pour ne pas perdre son érection en la mantenir jusqu'à la fin!

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    5. Ok. Dommage pour toi, il aurait dû te donner rendez-vous pour la fin.

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  5. michel69villefranche@msn.com23 février 2015 à 21:04

    super cette histoire d"amour"
    et il y a une suite?,
    je comprends très bien le dilemne choisir l'expérience
    ou avoir un amant jeune à former mais ce sera plus love que sexe

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    1. Bonjour Michel,

      Je n'étais pas en âge de former un jeune amant. De toute façon, Jérémy était de 9 mois plus âgé que moi. C'est sûr que pour lui c'était plus love que sexe.

      Bonne semaine à toi.

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