lundi 2 février 2015

Une thérapie très particulière


 L’adolescence est souvent le cadre de conflits intergénérationnels entre des jeunes qui ne veulent plus être considérés comme des enfants et des parents qui ne voient pas ou refusent de voir que leur progéniture grandit. Je n’ai pas fait exception en la matière. J’ai connu moi aussi une période pendant laquelle les rapports avec mon père étaient particulièrement tendus. J’étais dans l’opposition systématique et la provocation permanente, je voulais surtout attirer son attention pour qu’il s’intéresse à moi et me voit comme un partenaire désirable. Une bonne thérapie aurait sans doute apaisé les tensions entre nous, mais celle-ci n’a jamais eu lieu que dans mes fantasmes…


Maman en avait marre de nous entendre sans cesse nous disputer, papa et moi. Elle ne pouvait plus supporter l’ambiance de la maison et menaçait de s’en aller si nous ne nous calmions pas. Un soir, papa est rentré en disant qu’un collègue de travail lui avait recommandé une thérapie révolutionnaire qu’il avait expérimentée avec son fils et qui avait donné de très bon résultat. Il s’agissait d’une méthode très particulière mise au point par un éminent professeur hollandais. Papa avait déjà pris contact avec lui en se recommandant de son collègue. Rendez-vous avait été fixé pour que nous passions tout un weekend, papa et moi, dans son établissement.

Il était 17h30 le vendredi quand nous avons quitté la maison. Deux heures et demie plus tard, nous sommes arrivés devant la grille d’une grande propriété au milieu de nulle part. Une plaque discrète à côté de la grille indiquait : « Vaders en Zoons Vereniging -  Dokter Dick van de Maagdkont ». Papa en a conclu que le GPS nous avait conduits à bon port. Il a sonné et décliné son identité à l’interphone. La grille s’est ouverte automatiquement, nous sommes entrés avec la voiture et avons suivi un long chemin à travers bois pour arriver devant un château dont l’entrée était illuminée. Un garçon semblant légèrement plus jeune que moi nous attendait sur le perron. Il est venu à notre rencontre pour nous saluer. Il nous a dit s’appeler Koen, être le fils du docteur et qu’il allait nous montrer notre chambre. Nous l’avons suivi jusqu’à la chambre. Elle était spacieuse et confortable mais ne comportait qu’un seul lit. Papa a dit que la chambre était très bien et demandé si c’était la sienne ou la mienne. Koen lui a répondu qu’il n’y avait qu’une seule chambre pour nous deux. Papa lui a fait remarquer qu’il n’y avait qu’un seul lit et qu’il n’était pas très large. Koen lui a répondu que c’était assez large pour deux et que ça faisait partie de la thérapie. Il nous a invité à nous installer en nous disant qu’il viendrait nous chercher dans un quart d’heure pour le dîner et qu’on pouvait se mettre en tenue plus légère, comme chez nous.

Un quart d’heure plus tard, Koen vient nous chercher. Tel un jeune Romain, il est vêtu d’une tunique blanche arrivant à mi-cuisses et porte de simples sandales. Il nous conduit dans la salle-à-manger où son père nous accueille. Il est vêtu lui aussi d’une tunique romaine, blanche avec de larges bandes verticales pourpres. Plus longue que celle de son fils, elle descend jusqu’aux mollets. C’est un homme d’une bonne soixantaine d’année, environs 1m75, mince, yeux gris-bleus, cheveux blancs, peu poilu. Il nous invite à prendre place à table, papa en face de lui, moi à côté de papa et en face de Koen. Le service de la table est fait par un garçon un peu plus âgé que moi, vêtu d’un simple cache-sexe comme en portaient les gladiateurs. Toute la décoration de la pièce rappelle l’antiquité gréco-romaine. La discussion commence tout naturellement sur ce sujet dont le docteur dit être très passionné. Il parle avec verve de tout ce que nous devons à ces civilisations antiques qui sont à l’origine de la nôtre et dont nous avons, selon lui, perdu beaucoup des meilleurs aspects sous l’influence néfaste du judéo-christianisme. Il nous invite ensuite à parler de nos conflits intergénérationnels et de lui expliquer pourquoi nous pensons nécessaire de suivre une thérapie. Après nous avoir écoutés attentivement en posant quelques questions pour mieux comprendre notre problème, il revient à son dada en nous disant que c’est l’étude de la culture antique qui lui avait inspiré sa thérapie. Il nous explique que la plupart des conflits entre père et fils sont liés à la sexualité, et surtout à l’énorme tabou que le judéo-christianisme avait mis sur tout ce qui touchait au corps, à sa nudité et au sexe. Il continue en nous disant que nous ne pourrons pas résoudre notre problème si nous ne pouvons pas surpasser ces tabous. Il continue :
- Comprenez bien. Tous ces tabous sont une barrière entre vous, c’est comme un mur qui vous empêche de vous rencontrer. Vos conflits sont en réalité des tentatives que vous faites pour vous rencontrer mais qui ne servent à rien puisqu’elles se heurtent à ce mur. Et, comme ça ne marche pas, vos attaques sont de plus en plus violentes. Vous ne pourrez en sortir qu’en faisant tomber toutes les barrières qui vous séparent.
- D’accord, je veux bien tout ce que vous voulez, mais je ne vois pas quelles barrières j’ai pu mettre entre mon fils et moi.
- Il y en a certainement beaucoup dont vous n’avez certainement pas conscience. Est-ce que vous osez dire à votre fils tout ce que vous avez sur le cœur ? Est-ce que vous pouvez aborder tous les sujets avec lui, sans aucun tabou, sans aucune honte, sans jamais vous censurer ? Est-ce que vous répondez à toutes les questions qu’il se pose ? Et lui, ose-t-il vous parler de tout ce qui le préoccupe ? Et il n’y a pas que les paroles, il y a aussi les gestes, les démonstrations d’affections. L’éducation que nous avons reçue et que nous transmettons généralement à nos fils ne nous incline pas à de grandes démonstrations d’affection.
- C’est vrai mais ça a toujours été ainsi. Mon père n’a jamais été très démonstratif à mon égard.
- Et vous avez aussi été en conflit avec lui à votre adolescence.
- Je ne m’en souviens plus.
- C’est inimaginable comme la mémoire peut être sélective. Vous ne vous en souvenez plus parce que vous en avez été traumatisé.
- Je n’en suis pas mort.
- N’avez-vous rien à reprocher à votre père ?
- Comme tout le monde. C’est vrai que nous n’avons jamais eu des rapports très faciles.
- Vous voyez. Le problème, c’est que les conflits entre père et fils s’amplifient de génération en génération jusqu’à ce que ça devienne ingérable. Si vous m’avez contacté, c’est parce que vous vouliez vous en sortir, n’est-ce pas ?
- Oui.
- Dans ce cas, je ne vois qu’une solution : faire tomber toutes les barrières entre vous et votre fils. Vous mettre à nu l’un en face de l’autre, vous redécouvrir mutuellement et enfin vous réunir, ne plus faire qu’une seule entité.
- C’est très bien, mais comment arrive-t-on à faire tout cela ? Est-ce possible en un weekend ?
- Cela dépend de vous.
- De moi ?
- De vous et de votre fils, et de ce que vous êtes prêts à faire pour cela.
- Je suis prêt à tout pour en finir.
- Moi aussi.
- C’est la mauvaise réponse. Il ne faut pas être prêt à tout pour en finir mais pour commencer, pour commencer une nouvelle vie, plus épanouie, où vous ne serez plus adversaire mais complémentaires, comme deux pièces d’un même puzzle qui s’emboîtent l’une dans l’autre.
- Oui, nous sommes prêts à tout pour cela.
- Vraiment ? Même à braver tous les tabous ?
- Je n’ai aucun tabou et je n’en ai jamais inculqué à mon fils.
- Pas même le tabou de l’inceste ?
- L’inceste ? Ca ne nous est jamais venu à l’esprit !
- Il va falloir y penser car la thérapie ne peut passer que par là.
- Vous voulez rire ?
- Non. Je suis très sérieux. C’est vous qui décidez, je ne vous impose rien. Ou bien vous acceptez d’aller jusqu’au bout de la démarche et je vous garantis que vous partirez d’ici réconciliés, ou bien vous n’acceptez pas et je ne peux alors rien faire pour vous. Dans ce dernier cas, vous pourrez repartir chez vous demain matin sans avoir résolu votre problème.
Papa ne répond pas. Je vois qu’il n’est pas du tout à l’aise. Ca bouillonne dans sa tête. Il rougit et commence à transpirer. Il me regarde d’un air interrogateur. Je réponds timidement :
- Moi, je suis d’accord. Si ça peut nous aider…
- Tu ne te rends pas compte de ce que ça signifie, dit papa. Non, ce n’est pas possible, je suis ton père, tu es mon fils. Ca c’est une barrière infranchissable.
- C’est bien là votre problème. Ne cherchez pas plus loin la source de tous vos ennuis. C’est cette barrière que vous mettez entre vous et votre fils. Si vous n’acceptez pas de la faire sauter, je ne peux pas vous y obliger mais vous rentrerez chez vous sans avoir résolu votre problème.
- Et maman s’en ira ! C’est ça que tu veux ?
- Non.
- Et bien alors ?
- Je comprends vos réticences mais je peux vous aider à les lever ; nous pouvons vous y aider, mon fils et moi. N’est-ce pas Koen ?
- Oui, papa.
- Vous n’êtes pas le premier à avoir de telles réticences, croyez-moi. Nous en avons vu beaucoup d’autres qui avaient les mêmes doutes que vous, des hommes beaucoup plus obtus que vous, beaucoup plus coincés dans leurs préjugés et tous ceux qui ont accepté de franchir le pas n’ont pas eu à le regretter.
- Que vais-je devoir faire ?
- Lâcher prise et vous laissez guider.
- D’accord !
- Dans ce cas, nous allons pouvoir travailler ensemble. Bien sûr, tout ce qui concerne cette thérapie est confidentiel, c’est le secret médical et je vous demanderai de n’en parler à personne, même pas à votre femmes. Vous comprenez.
- Bien sûr. Je comprends. Surtout pas à ma femme.
- Et toi Damien, tu comprends qu’il est nécessaire de garder tout ceci confidentiel, de n’en parler à personne, pas même à tes meilleurs copains.
- Evidemment.
- Très bien. Nous pouvons commencer.



 A vous de me dire maintenant si vous souhaitez ou non savoir comment j'ai imaginé le déroulement de cette thérapie.


Bonne semaine à tous !

12 commentaires:

  1. Cette thérapie est fait à ton image et ta ressemblance!
    Mais tu devrais trouver une vidéo correspondante!

    Bonne journéwe et bonne semaine!

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    1. Bonjour Xersex,

      Bien sûr, cette thérapie est faite à mon image et à ma ressemblance. Si ce n'était pas le cas, ce ne serait plus mon fantasme mais celui d'un autre.
      Pour la vidéo, chaque chose en son temps.

      Bonne journée - Bisous.

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  2. oh oui !!! vite ! vite ! la suite !
    ton histoire est excitante comme d'habitude... et tu as sous ta plume effectivement la clef de la réconciliation père -fils !
    bis à toi mon ami

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    1. Bonjour Christian.

      Ca me fait plaisir d'apprendre que ce fantasme peut exciter aussi quelqu'un d'autre que moi. Evidemment, tout se passe toujours comme on le veut dans les fantasme, ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas dans la vie réelle. Je ne sais donc pas si je tiens sous ma plume la clé de la réconciliation père-fils. A mon avis, ce serait trop beau.

      Bonne journée - Bisous.

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  3. Bonjour Mister Damien!
    En voilà un magnifique fantasme que tu viens à nous livrer!
    Je te souhaite une belle et bonne journée!
    Bisous

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    1. Bonsoir Mister Opti-mix-tic.

      Merci d'apprécier ce fantasme. Au fait, as-tu toi aussi des fantasmes intergénérationnels ou incestueux ?

      Je te souhaite une bonne et chaude soirée.

      Bisous.

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    2. Bonsoir Mister Damien!

      Aucun fantasme incestueux et peu intergénérationnel.

      Bonne et agréable soirée!

      Bisous

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    3. C'est bien ce qu'il m'avait semblé comprendre :)

      Bonne soirée - Bisous.

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  4. Intéressant récit! Hâte de lire la suite!

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    1. Merci Xaber ! Pour la suite, il faudra patienter quelques jours.

      Bonne soirée - bisous.

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    2. michel69villefranche@msn.com3 février 2015 à 07:49

      salut
      humm bon début, à quand la suite
      bien écrit on a envie de connaitre les différents "remèdes thérapeutiques" que ce docteur et son fils vont prodiguer
      je pense que celz va être chaud

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    3. Salut Michel.

      Merci, j'espère que la suite te plaira autant, mais il faut patienter encore quelques jours car il faut varier les articles pour qu'il y en ait pour tout le monde.

      A bientôt.

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