jeudi 19 février 2015

Yanis et monsieur Gaston


A côté de vos témoignages, de mes confidences et des récits de mes fantasmes, je vais faire une petite place dans le blog pour les récits de fiction. C'est une nouvelle catégorie que j'inaugure aujourd'hui et que vous pouvez alimenter avec vos propres récits :)


Seize heure quinze, le bus s’arrête dans un petit hameau perdu au milieu de nulle part. Un garçon blond, environ un mètre cinquante, sac au dos, casquette sur la tête, en descend. Il regarde en direction de la maison toute proche, une vieille construction en pierres couverte de vigne vierge ; une voiture garée dans l’allée lui indique que quelqu’un est présent ; le bruit d’une tondeuse à gazon retentit à l’arrière ; il ne voit personne. Suivant la route sur 20 mètres le long d’une haie vive puis encore sur 10 mètres le long d’une haie de thuyas, il arrive devant une autre maison en pierres de construction plus récente que la précédente. Il sort une clé de sa poche, ouvre la porte et pénètre dans le hall. Tout est calme, silencieux, aucun signe de vie. Il monte les escaliers qui conduisent à l’étage, traverse le hall, pénètre dans sa chambre, jette son sac dans un coin à côté du bureau, regarde pas la fenêtre. La vue est belle, le gazon, les arbustes, les étangs, le ruisseau qui traverse la propriété, et les chevaux dans la prairie, là-bas, de l’autre côté du ruisseau. A quoi bon avoir tout cela si c’est pour se retrouver seul ?

Le garçon est perdu dans ses pensées. Tout s’est précipité ces derniers mois, le divorce de ses parents, le départ de son père dans un pays étranger, la décision de sa mère d’acheter cette propriété à plus de cinquante kilomètres de son lieu de travail, ce nouveau collège où il ne connaît personne, ce patelin dans lequel il n’y a pas âme qui vive et lui qui se retrouve tout seul. Il fait encore très chaud en ce milieu du mois de septembre. Il se déshabille, enlève ses chaussures, ses chaussettes, sa chemise, son pantalon. Il se regarde dans le miroir, son corps trop pâle, pas assez musclé, disproportionné, son boxer pas assez rempli. Il n’a vraiment rien de commun avec ces hommes qu’il a vu en photos et en vidéos sur des sites interdit aux mineurs. Il baisse son boxer, regarde ses petits poils qui commencent à pousser, ses petites couilles et son petit zizi. Il sait qu’il suffit de le caresser un peu pour le faire grandir et grossir. Il se couche sur le lit et soulève les jambes pour regarder son cul dans le miroir. Il écarte ses fesses et se doigte. Il se relève et danse devant le miroir faisant sautiller sa bite qui a pris de l’ampleur. Il se branle et le doigte en même temps. Ah que cela est bon. Sa main s’agite de plus en plus vite sur sa queue, il éjacule dans sa main qu’il lèche pour ne laisser aucune trace de son plaisir solitaire. Il ouvre son armoire, y prend un bermuda et un t-shirt sans manche. Il regarde par la fenêtre. Le voisin descend vers le ruisseau avec une brouette remplie d’herbe. C’est un vieux monsieur avec des cheveux blancs et une barbichette de la même couleur, il ne porte sur lui qu’un petit short en jean. Le jeune garçon prend ses jumelles pour le espionner le vieux. Pas si vieux finalement, avec un corps bronzé, musclé, poilu.

L’homme disparaît derrière sa haie avec sa brouette vide, le garçon s’habille avec le t-shirt et bermuda sans rien en-dessous, met des chaussures de sport, quitte sa chambre, descend les escaliers, sort de la maison et ferme la porte derrière lui. Il va pour la énième fois faire le tour du village et compter les maisons vides. Il commence à les connaître par cœur. Quand il passe devant chez le voisin, celui-ci travaille devant sa maison. En le voyant passer, l’homme le salue :
- Bonjour. Tu es nouveau dans le quartier ?
- Oui. Ça fait trois semaines qu’on a emménagé dans la maison ici à côté.
- C’est ce que j’ai pensé. Ca fait quelques jours que je te vois passer après quatre heure. Je t’ai aussi vu attendre le bus ce matin. Tu ne t’ennuies pas trop par ici ?
- Un peu. On n’a vite fait le tour du village.
- Ce n’est pas un village, c’est un hameau. Il n’y a que onze maison dont plus de la moitié ne sont habitées que pendant les vacances et les weekends. Tu ne risques pas de rencontrer des jeunes de ton âge pendant la semaine. Il n’y a que des vieilles femmes ici.
- Et vous.
- Oui. Quatre vieilles et un vieux. Jusqu’à votre arrivée, j’étais le seul homme du quartier. Tu as des frères ?
- Oui, j’ai un petit frère.
- Un seul ?
- Oui.
- C’est toujours ça. Avec ton père et ton frère, nous serons quatre hommes. J’espère que tu n’as pas de sœur. Ca ferait remonter les statistiques en faveur des femmes.
- Non, je n’ai pas de sœur mais mon père ne vit pas ici non plus. Mes parents viennent de divorcer.
- Je suppose qu’il doit te manquer.
- Oui, beaucoup.
- Je m’appelle Gaston et toi ?
- Yanis.
- Bienvenue, Yanis. Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu sais où tu peux venir demander.
- Ta maman est chez toi ? J’aimerai aller lui souhaiter aussi la bienvenue.
- Non, elle ne rentre jamais avant dix-neuf heures.
- Tu es seul chez toi en attendant son retour ?
- Oui.
- Et tu fais quoi en l’attendant ? Tu dois t’ennuyer.
- Oui.
- Tu peux venir chez moi en rentrant du collège et en attendant le retour de ta mère.
- Je ne voudrais pas vous déranger.
- Tu ne me déranges pas du tout. Tu as mangé quelque chose en rentrant de l’école ?
- Non.
- Ca tombe bien. C’est l’heure du five o’clock. Viens prendre une collation avec moi. A moins que tu aies peur d’entrer chez un vieil homme que tu ne connais pas.
- Non, monsieur, je n’ai pas peur.
- Gaston.
- Non, monsieur Gaston, je n’ai pas peur de vous. Je vous trouve très sympathique.
- On ne sait jamais, avec tout ce qu’on raconte.
- Si je disparais, vous êtes certainement le premier chez qui on viendra voir.

La conversation se poursuit autour d’une tasse de chocolat froid et de petits biscuits. Le garçon parle de sa famille, de sa mère qui travaille comme avocat fiscaliste dans le cabinet de son grand-père, de son père parti à l’étranger et avec qui il n’a que quelques rares conversations par Skype, de ses études et de ses difficultés à s’intégrer dans son nouveau collège. Le vieux parle de sa vie, du moins de la partie qui peut être racontée à de chastes oreilles. Il a 57 ans, le même âge que le grand-père du gamin, a vécu pendant près de vingt ans avec un ami qui est décédé douze ans plus tôt à l’âge de 45 ans. Le courant passe entre ces deux être en mal d’affection. Le petit blond est mignon et désirable, le vieux voudrait le prendre dans ses bras et le couvrir de baisers. L’homme plait au jeune qui dirige fréquemment son regard vers les cuisses viriles et le petit short dans lequel il peut apercevoir la bosse correspondant à ce qu’il imagine être le sexe. Il aimerait toucher cette bosse et sortir l’engin pour le voir dans toute sa splendeur. Le temps passe, il est presque dix-neuf heures. La maman et le petit frère vont bientôt rentrer. Le garçon prend congé du vieil homme.

Vingt-et-une heures, le garçon blond monte dans sa chambre, se déshabille, regarde par la fenêtre en direction de la maison du voisin. Il se branle en pensant à ses cuisses velues, à son sexe enfermé sous le mini short. Il imagine que ce sexe d’homme mûr prend de l’ampleur et sort du short. Il éjacule, lèche le sperme répandu sur sa main, se met au lit et s’endors aussitôt.

Il est minuit, le quinquagénaire se retourne dans son lit. Il pense à son jeune voisin avec qui il voudrait partager sa couche. Il le déshabille, le caresse, le couvre de baisers. Il lèche son sexe, le suce et se masturbe. Le vieil homme jouit en prononçant à haute voix : « Yanis, je t’aime ! »


Ce récit peut avoir une suite si vous le souhaitez. Dans ce cas, à vous de me dire dans quel sens vous souhaitez la voir évoluer :

  • il ne se passe rien de réel entre Yanis et Gaston mais ils fantasment secrètement l'un sur l'autre,
  • Yanis veut séduire Gaston et l'entraîner dans une relation sexuelle avec lui,
  • Gaston propose à Yanis de l'initier au plaisir du sexe.


Bonne journée à tous !

12 commentaires:

  1. Yeah j'approuve, je kiff !! :)
    Biensur la seconde suite! Kiss

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    1. Bonjour, ami amateur de bananes chaudes et crémeuses.

      J'enregistre ton vote pour la deuxième proposition de suite :)

      Bonne journée - Bisous.

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  2. Je me sens très honoré! Je ne suis pas intéressé que aux histoires de la vie réelle, mais les deux dernières images me font penser que tu ne oublies jamais de moi! Cela me fascine, me charme, me émeut! as-tu remarqué les deux petites larmes cremeuses sur son bras? à les lécher goulûment, après avoir effacé avec soin et amour son ventre!!!

    mon dernier post:

    http://menforxersex.blogspot.it/2015/02/happy-birthday-david-gandy.html

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    1. Bonjour Xersex,

      Je sais que tu n'es intéressé que par les histoires réelles, mais l'imagination ouvre la voie à une réalité parallèle et permet bien souvent d'échapper à une réalité parfois bien triste.

      Il est vrai que j'essaie de ne pas t'oublier et de t'offrir un peu de crème à chaque article :)

      Bonne journée - Bisous.

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  3. je serai pour la troisième proposition, ta quatriéme animation me fait vraiment penser à mon oncle hummmmm

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    1. Ah ah, la quatrième animation te fait penser à ton oncle. C'est aussi très semblable à quelqu'un que je connais :)

      J'enregistre ton vote pour la troisième proposition de suite. J'espère avoir d'autres votes sinon, ce sera très difficile de trancher.

      Bonne journée - Bisous.

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  4. michel69villefranche@msn.com20 février 2015 à 07:46

    la deuxième et troisième proposition sont liées
    Xersex bien sur que l'on préfère le réel, mais si on regarde le site, c'est que le virtuel ne nous laisse pas indifférents, et peut parfois donner des idées
    les photos sont très chaudes j adore

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    1. Les deuxième et troisième propositions sont liées, elles conduisent au même résultat mais pas avec la même approche. Nous voici donc toujours à égalité.

      Tu as raison, Michel, l'imaginaire donne en effet de bonnes idées qu'il ne reste plus qu'à concrétiser :)

      Bon weekend - bisous.

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  5. oui j'attends la suite qui doit être bien bandante !!!

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    1. Salut Kevin, tu ne dis pas quelle suite tu attends parmi les trois qui sont proposées. Cela veut-il dire que les trois propositions te conviennent ?

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  6. Une nouvelle fiction qui se veut d'un exquis régale!

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    1. Heureux que cela t'ait plu. Cependant, je ne sais toujours pas quelle suite sera donnée à ce récit :(

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