mercredi 3 février 2016

Mon beau-père et moi - 2 : la révélation


 Voici pour ceux qui le désirent le deuxième épisode de l'histoire commencée le mardi 19 janvier [Mon beau-père et moi - 1], racontant l'histoire d'un jeune garçon de 17 ans amoureux de son beau-père et qui réussit à avoir avec lui une première relation à caractère sexuel lors d'une partie de pêche.


 Je viens de lui dire que je croyais être homo et que j’étais amoureux de lui, que j’avais besoin de me blottir dans ses bras et de sentir la chaleur de son corps, que je ne voulais pas que ce qui venait de se passer entre nous s’arrête là.

Il me regarde avec son air triste habituel, une larme coule sur sa joue mais il ne me répond pas. Il se rhabille et retourne s’asseoir à côté de sa canne à pêche au bord de la rivière.

Nous restons un long moment assis l’un à côté de l’autre, silencieux, à ruminer ce qui vient de se passer. Je sens un malaise entre nous. Pourtant, je ne regrette rien. J’ai peur qu’il m’en veuille, qu’il m’évite à l’avenir, qu’il mette un fossé infranchissable entre nous. Le silence est lourd. Il regarde au loin, perdu dans ses pensées. Une larme coule sur sa joue. Je sens qu’il s’en veut et que je dois réagir immédiatement si je ne veux pas le perdre à tout jamais.

  • Tu regrettes ce qui vient de se passer ? Tu sais, il n’y a pas de quoi. Moi, je ne regrette rien, c’est le plus beau jour de ma vie.
  • Arrête, Jean, tais-toi. C’est assez dur comme ça.
  • Non, ne dis pas ça. Tu n’as rien à te reprocher. Tu n’es pas responsable de ce qui s’est passé. Ca s’est passé ainsi parce que ça devait arriver. Si ça n’avait pas été aujourd’hui, ça aurait été plus tard. C’est inévitable. Je t’aime et toi aussi, tu m’aimes. Tu me l’as dit.
  • Je te l’ai peut-être dit mais je ne savais plus ce que je disais. J’ai perdu la tête, pardonne-moi.
  • C’est trop facile de dire que tu as perdu la tête mais moi, je n’en crois rien. C’est maintenant que tu perds la tête et que tu dis n’importe quoi.
  • Je t’en prie, arrête, je n’en peux plus.
  • Tu vois que j’ai raison. Tu n’en peux plus parce que tu m’aimes et que tu crois que c’est impossible parce que tu es marié à ma mère. Mais, ça ne change rien pour moi. Je ne lui dirai jamais rien et tu pourras continuer comme avant avec elle. Seulement, il ne faut pas me rejeter. 
  • Je ne te rejette pas. La question n’est pas là.
  • On peut très bien s’aimer en cachette, sans ne rien dire à personne. 
  • Tu crois que c’est facile ? 
  • Pourquoi pas ? Si on ne dit rien. De toute façon, on ne pourra pas y échapper. Toi, je ne sais pas, mais moi, je ne pourrai plus te voir sans avoir envie de recommencer. 
  • C’est bien ça le problème. 
  • Je ne vois pas pourquoi ? Si toi aussi tu as envie. Personne ne saura jamais rien et comme nous vivons ensemble, c’est plus facile. Et puis, quand on en a envie, il suffit qu’on dise qu’on va à la pêche.

Il se retourne vers moi et me regarde avec un petit sourire triste.

  • Dire qu’on va à la pêche ? Tu es bien le fils de ton père, toi !
  • Pourquoi ? Qu’est-ce que mon père vient faire dans l’histoire ? 
  • Rien, c’est parce que tu lui ressembles tellement.
  • Ah bon.

Un nouveau silence s’installe. Son sourire me donne un espoir mais la partie n’est pas encore gagnée. Il faudrait que je trouve un argument de choc, un qui porte juste et auquel il ne pourrait qu’acquiescer. Mais, pourquoi me parle-t-il tant de mon père ?

  • Dis, Jacques, au fait, pourquoi me parles-tu autant de mon père aujourd’hui et pourquoi dis-tu que je lui ressemble tellement ? Tu n’aurais pas été amoureux de lui par hasard ? 
  • Oh, si tu savais !
  • Je ne demande qu’à savoir. Tu peux tout me dire. Tu peux me faire confiance. Je ne t’ai rien caché de mon secret alors tu peux y aller aussi.
  • Ton père, je n’ai jamais aimé que lui et il ne se passe pas un jour sans que je ne pense à lui.
  • Encore maintenant ?
  • Oui, encore maintenant.
  • Et maman alors, tu ne l’aimes pas ?
  • Si mais ce n’est pas la même chose. Je l’aime bien mais pas comme j’ai aimé ton papa. Je peux te le dire mais si tu me promets de garder le secret.
  • Bien sûr que je garderai le secret.
  • Ta maman, je l’ai épousée parce que c’était la femme de ton papa et parce que c’était ta mère. Sinon, je crois que je ne me serais jamais marié. Tu crois que tu es homosexuel et bien moi, je suis sûr que je le suis. C’est ça le drame de ma vie.
  • Maintenant, ce n’est plus un drame puisque je suis là. Tu as trouvé l’homme de ta vie. 
  • Disons plutôt que je l’ai retrouvé en toi. L’homme de ma vie, c’est avant tout ton père !
  • Et c’est moi son successeur. Normal, non ?
Il me prend par la taille et m’attire à lui avec un sourire. Il m’embrasse et me dit :
  • Tu es un phénomène, toi. Pire encore que ton père.
  • Et puis, il y a une différence importante. Moi, je t’aime. Tandis que mon père, tu l’aimais mais lui ne t’aimais pas.
  • Ah non ?
  • Non puisqu’il s’est marié avec maman.
  • Tu es un petit futé, toi, mais tu as encore beaucoup à apprendre de la vie. 
  • Note que c’est normal que tu t’es trompé. Tu croyais que c’était mon père qui était l’homme de ta vie parce que tu ne me connaissais pas encore. Alors, tu es tombé amoureux de celui qui à l’époque ressemblait le plus à moi.
  • Si ça te plait de le croire, je ne veux pas te décevoir mais qu’est-ce qui te fait croire que ton père ne m’aimait pas ? Tu crois vraiment qu’il a épousé ta mère parce qu’il l’aimait plus que moi ?
  • Oui, bien sûr. Pourquoi d’autre, sinon ?
  • Parce que ta mère était une femme et moi pas. Un homme ne se marie pas avec un homme. Il s’est marié avec ta mère parce que c’est plus simple de faire croire qu’on est hétéro. Mais ça ne l’a jamais empêché de m’aimer en cachette. 
  • Il n’était pas si homo que ça. Il a quand même fait un fils.
  • Oui. Moi aussi, je lui ai fait un fils à ta mère. Ca ne veut rien dire. 
  • Je ne suis pas sûr de pouvoir faire un enfant à une femme si j’aime un homme. Je ne comprends pas comment on peut faire ça.
  • C’est très simple. Quand tu es né, ton père m’a dit que tu étais le fils qu’il aurait voulu faire avec moi. Chaque fois qu’il prenait ta mère, c’est à moi qu’il pensait et c’est ainsi qu’il arrivait à bander. 
  • C’est vrai ?
  • Oui. Pour moi, c’est la même chose. Chaque fois que je prends ta mère, c’est à ton père que je pense. C’est ainsi que j’arrive à la satisfaire et c’est ainsi que j’ai fait ton frère. Finalement, ton frère, c’est comme toi. Il est le fils que j’aurais voulu faire avec ton père comme tu es le fils que ton père aurait voulu faire avec moi. Tu comprends pourquoi je t’ai dis que tu étais mon fils plus que ce que tu le croyais ?
  • Oui. Ca ne simplifie pas les choses ça. 
  • Non. Tu comprends maintenant pourquoi je suis troublé ? Je ne regrette rien de ce qui s’est passé. Au contraire, j’ai revécu pendant quelques instants tout le bonheur que j’avais avec ton père. J’en ai oublié que tu étais notre fils.
  • Je t’assure que je ne t’en veux pas. Au contraire. On peut l’oublier aussi souvent que tu le veux. Moi, je peux oublier sans problème que tu es mon père. Ce n’est pas grave, nous ne risquons rien puisque nous sommes deux hommes.
  • Qu’est-ce que tu veux dire ? Tu ne trouves pas que c’est déjà pas mal d’être homo ? Nous n’allons pas y ajouter l’inceste.
  • Pourquoi pas ? On n’est plus à ça près. Ce que je veux dire, c’est que nous ne risquons pas d’avoir un enfant ensemble. Donc, il n’y a aucun risque. Ce serait autre chose si j’étais ta fille ?
  • Vu sous cet angle-là, tu n’as pas tort. 
Il me prend dans ses bras et m’embrasse avec fougue.
  • Tu es un vraiment un phénomène, toi. Je t’aime tellement et il y a si longtemps…

A suivre...


Si cette histoire vous plaît, n'hésitez pas à le dire. Ça fait toujours plaisir de savoir qu'on n'écrit pas pour soi tout seul.


18 commentaires:

  1. J'attends la suite avec impatience

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    1. Merci, L-J. la suite viendra en son temps.

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  2. avoir tels relations est bien precieux!!!!

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  3. bien sur que ça me plaît ,continues !
    merci

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  4. un récitt émouvant qui me fait réfléchir beaucoup...Jacques est un homme plein de passion et Jean fait ressortir plein de chose...oui je crois qu'il vont continuer la relation mais je sent que c'est plein de sous entendus face au passé du père...il y as des choses a reparler pour calmer cette mer d'émotion...

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    1. Tu as raison, j'ai voulu mettre plus d'émotion et de sentiments que de sexe dans cet épisode. Dans mon esprit, le passé du père n'est pas si sous-entendu que cela, c'est celui d'un homo qui par convenance s'est marié comme beaucoup à son époque.

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  5. C'est une histoire intéressante dans le développement des sentiments et la progression du discours de l'approche qu'elle offre, mais j'avoue que la trouve un peu "couille molle", si l’honorable rédacteur souffre cette expression, étant moi-même plutôt de tempérament rentre dedans, au propre et au figuré.
    Oh, crime, qu'ai-je dit! CORRECTION.
    Je dirai donc que c'est une forme expressive de l'introspection, de la retenue et de la difficulté à happer le bonheur que l'on rencontre chez de nombreux gays et que, de ce fait, elle trouvera sûrement un public qui y sera sensible et s'en trouvera ému. J'en remercie donc Kalinours le bien nommé.
    Happy evening!

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    1. C'est la rencontre de deux - et même trois - mondes, celui du jeune qui ne s'embarrasse pas des convenances et ne demande qu'à baiser avec son beau-père, celui de son père qui au contraire s'est marié pour sauver les apparences, et celui du beau-père qui comme la bonne du curé voudrait bien mais ne peut point. Contrairement à ce que tu penses, la complexité des sentiments, n'est pas le propre des gays, c'est celui du genre humain.

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    2. Comment oserais-je contester la richesse de l'expérience humaine de l'Ancien? J'en déduis que c'est moi qui suis un peu "brut de fonderie".
      Bon si tu as encore des leçons à distribuer, avec de beaux minets sexy en phto, j'écouterai, encore sagement!

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    3. Pour autant que tu puisses rester sage avec de beaux minets sexy sous les yeux.

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  6. hummm j'attends moi aussi la suite avec impatience . Sam

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  7. Réponses
    1. Histoire bandante. Même avec un BEAU-PERE cela reste considéré au yeux de la loi comme de l'inceste.
      C'était juste comme çà, pour le signaler.

      Ce qui ne me choque et dérange nullement, c'est une chose qui me met dans tous mes états au contraire. J'ai jamais fait pourtant même pas avec un cousin. C'est con !

      Je bande au max de savoir que parmi les lecteurs du blog, il y a de bons mecs bien gays qui baisent avec père, frère ou oncles. Trop de la chance.

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    2. Sauf que l'inceste n'est un délit ni en France ni en Belgique. Par contre, les relations sexuelles entre un mineur et un majeur ayant autorité sur lui en est un, peu importe le lien de parenté entre le mineur et le majeur. Ce qui est pris en considération pour le délit, c'est l'autorité exercée par le majeur (parent, tuteur, enseignant, éducateur, policier, ...)

      Voici plus précisément ce que dit le législateur français :
      "Par ailleurs, les atteintes sexuelles sur des mineurs âgés d'au moins quinze ans ne constituent des infractions que si elles sont commises par « un ascendant, légitime, naturel ou adoptif, ou par toute autre personne ayant autorité sur la victime ». Elles sont alors punies de deux ans d'emprisonnement et d'une amende de 30 000 €."

      Il en va tout autrement dans d'autres pays. En Allemagne, en Angleterre et au Pays de Galles, au Danemark et en Suisse, les relations sexuelles librement consenties entre parents en ligne directe ainsi qu'entre frères et sœurs constituent des infractions. Le code pénal italien considère comme infractions les relations sexuelles incestueuses librement consenties à condition qu'elles soient notoires.

      Pour le reste, rien ne nous empêche de fantasmer. Heureusement !

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